"Que la mort nous frôle" de Michel Bussi (Editions Presses de la Cité): Bussi, toujours champion de l'illusion

Michel Bussi aime depuis toujours imaginer des stratagèmes pour berner son lecteur. C'est une nouvelle fois réussi!
PS: promis, aucun spoil dans cette chronique (qui va donc être courte :D) parce que je ne veux pas divulgâcher le tour de passe-passe.

Pitch (4ème de couv):
"Près de Lausanne, Jeanne, jeune psychiatre spécialisée dans les traumatismes, rejoint le manoir des Amarantes, qui, depuis 1945, abrite des pensionnaires brisés par la guerre. Parmi eux, Charly, adolescent imprévisible et paranoïaque, et Téréza, orpheline du ghetto de Varsovie, ont noué un lien très fort.
Mais ces dernières semaines, des évènements inquiétants secouent les lieux: des pensionnaires disparaissent, de mort naturelle prétend-on; des statues changent de place; le docteur Gruber, directeur de l'établissement, mène des expériences mystérieuses.
Tandis que les ombres et les non-dits pèsent sur ce manoir hors du temps, le danger est partout.
Derrière un décor faussement paisible, entre les rives du Léman et les sommets alpins, le passé peut-il encore tuer?"


La Suisse. Un manoir avec vue sur le Léman et la chaine des Alpes, et dont la maison voisine est celle de Charlie Chaplin. Une vie qui pourrait sembler douce et paisible si ce n'est le sentiment de ses habitants d'être enfermés contre leur gré avec des craintes quant à leur vie, plusieurs de leurs camarades ayant disparus avant d'être finalement déclarés morts.
L'occasion pour l'auteur de revenir sur l'Histoire de la Suisse pendant la seconde guerre mondiale, pas si propre que ça, et sur l'attitude tout suisse faite de neutralité… quitte à mettre les choses dérangeantes sous le tapis pour garder la face?

Voilà le contexte et point de départ de cette nouvelle intrigue à twists proposée par Michel Bussi, maître de la prestidigitation littéraire, qui se casse la tête à chaque fois pour trouver un nouveau moyen de retourner le cerveau de ses lecteurs. Et donc de les contenter!
Et ca fonctionne plutôt bien, parce qu'on s'attache très rapidement aux personnages de Charly et Téréza et qu'on a envie de les suivre dans leur fuite pour leur survie. Et parce que, connaissant maintenant l'auteur, on joue également les enquêteurs pour trouver la clé qui permettra de résoudre l'énigme.

Le plus fou? Tout est sous nos yeux. Il suffit de ne pas rater les indices semés ça et là par l'auteur. 
Sauf que, même très attentive et avec de gros soupçons sur ce qui pouvait bien se passer dans ce manoir (hanté?), j'ai quand même fini par me faire berner… Preuve que Michel Bussi a encore une fois réussi son coup!
Et vous, aviez-vous découvert le secret des Amarantes?

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