"Mör" de Johana Gustawsson (Editions Le Livre de Poche): un polar qui se laisse dévorer tout cru!
Un polar dont le titre est un jeu de mot franco suédois mortel? Un tantinet facétieuse, Mme Gustawsson!
Trigger warning avant d'entamer la dégustation de ce roman: estomacs sensibles s'abstenir! (végétariens aussi)
Pitch (4ème de couv):
"Torvsjön, 16 juillet 2015. Sur les rives d'un lac, on découvre le cadavre dépecé d'une femme. Ses seins, ses fesses, ses cuisses et ses hanches ont été amputés.
Londres, le lendemain matin. La profileuse Emily Roy est appelée sur les lieux d'une disparition inquiétante: l'actrice Julianne Bell a été enlevée à l'aube et ses chaussures retrouvées à proximité de chez elle, emballées dans un sac de congélation.
Ces deux crimes portent la signature de Richard Hemfield, le "tueur de Tower Hamlets", enfermé à perpétuité à l'hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor. Dix ans plus tôt, il a été reconnu coupable du meurtre de six femmes et de celui de l'ancien compagnon de l'écrivaine Alexis Castells.
Comment alors expliquer que l'horreur recommence?"
Suite de Block 46, polar qui m'avait dérouté lors de ma lecture en 2018 (le blog existe surtout pour ma mémoire aléatoire et me permet finalement de relire mes propres avis :D ), Mör est la seconde enquête du duo Emily/Alexis, la profileuse et l'écrivaine.
Alors, comme pour le précédent, j'avoue que la multiplication de personnages, de lieux et d'aller-retours dans le temps donnent le tournis et m'ont paumée à plusieurs reprises.
Il n'empêche: Johana Gustawsson reste diablement efficace pour distiller le suspense et exploiter la peur de ses lecteurs! Impossible de lâcher le bouquin qui bondit de scènes d'horreurs en révélations sans jamais laisser le temps de souffler… Sans parler des twists finaux (oui "des") qui s'enchainent jusqu'à provoquer l'effet "MAIS NAAAAAAAN!" tant espéré par tout adorateur de polars.
Crue dans le fond (ses histoires tordues) et la forme (le choix des mots pour les mettre en images), Johana Gustawsson, autrice-carpaccio (ça aurait été dommage de ne pas faire une métaphore de plus!) s'impose dans un genre littéraire majoritairement représenté par des hommes. Et déjà rien que pour ça (en plus de son talent): merci!
#girlpower



Commentaires
Enregistrer un commentaire