"Shit" de Jacky Schwartzmann (Editions Le Livre de Poche): comment gagner de l'argent très vite...
… et en faire profiter la communauté, tout en essayant d'anticiper les risques et les dommages collatéraux!
Envoyez votre CV et lettre de motivation à Jacky Schwartzmann, il semble en connaitre un rayon!
Pitch (4ème de couv):
"Quand Thibault débarque à Planoise, quartier sensible de Besançon, il est loin de se douter que la vie lui réserve un bon paquet de shit. Conseiller d'éducation au collège, il mène une existence tout ce qu'il y a de plus banal. Sauf qu'en face de chez lui se trouve un four, une zone de deal tenue par des trafiquants albanais à la baffe facile, que ces derniers se font descendre lors d'un règlement de comptes et que Thibault et sa voisine, la pragmatique Mme Ramla, tombent sur la cache de la came. Que faire de tout ça? Il suffit aux deux comparses de comparer leurs fiches de paie avec le prix de la barrette pour savoir… et prendre une décision qui pourrait bien concerner tout Planoise."
C'est au décours des déambulations aux Quais du Polar, après avoir fait dédicacé le premier roman de Mathilde Beaussault que mes yeux ont glissé sur les romans de son voisin, Jacky Schwartzmann. Une lectrice qui me voyait hésiter a fini par me convaincre en me disant: "Vous connaissez Philippon? Vous adorerez Schwartzmann!". N'étant plus à un achat de bouquin près, l'auteur semblant par ailleurs plutôt avenant et proposant du chocolat pour se faire pardonner d'avoir pris le temps de papoter avec ses cousins, il n'en fallait pas plus pour acquérir Shit.
Effectivement, difficile de ne pas trouver des ressemblances entre Benoit et Jacky. Une écriture très drôle, remplie de punchline et qui fait la part belle aux petites gens. Avec davantage de critique sociale cinglante côté Jacky: sur l'injustice de ce monde qui font que tes chances ne sont pas les mêmes dans la vie selon si tu vis en cité HLM ou cité bourgeoise, et si tu t'appelles Camille ou Hakim. Et que parfois, la seule option est de prendre sa place dans le trafic (comme dirait Francis Cabrel).
Et voilà comment Thibault, CPE du collège de la zone, gauchiste convaincu, finit par se retrouver patron d'une entreprise lucrative. Reste à choisir quoi faire des dividendes…
Une histoire vitaminée et punchy qui fonctionne bien. Une parodie du roman d'initiation où un éduc transparent devient un taulier confiant. Mais à laquelle il m'aura manqué un petit supplément d'âme: l'émotion. Car là où Philippon sait faire passer le lecteur du rire aux larmes, Jacky Schwartzmann reste cantonné aux 50 nuances de rire uniquement (du cartoonesque au grinçant). Petite déception.
(Peut-être aurait-il fallu ne pas mentionner Philippon sur la couverture pour ne pas souffrir de la comparaison?)




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