"Ainsi font font font" de M.J. Arlidge (Editions 10/18): rencontre chaleureuse avec l'auteur mais retrouvailles tièdes avec Helen Grace

C'est parti pour chroniquer la lecture du premier bouquin sur les 26 rapportés des Quais du Polar. Oui, oui… 26! Quand on aime, on ne compte plus! Ou plutôt: mieux vaut rester dans le déni!

Pitch (4ème de couv):
"Une guerre des gangs fait rage dans Southampton, et les forces de l'ordre sont attaquées de toutes parts. C'est dans ce contexte chaotique que disparaît Naomi. Contrairement à la police, sa mère est sûre qu'elle n'a pas fugué. Devant le désarroi de cette femme, Helen Grace décide de désobéir à sa hiérarchie pour l'aider à retrouver sa fille.
Enquêtant en secret, Helen soulève des questions de plus en plus troublantes et remonte la piste de plusieurs disparitions inquiétantes. Il semblerait que la vérité se cache bien plus près qu'elle n'aurait jamais pû l'imaginer…"


Les Quais du Polar c'est l'occasion de rencontrer les plus grands auteurs de ce genre, dont Arlidge fait évidemment partie. Et comme à chaque fois, je me demande comment des personnes aussi gentilles peuvent écrire des romans aussi tordus. Une rencontre sympathique et une dédicace plus tard 
(M.J Arlidge parle un peu français ce qui facilite les échanges), me voilà donc prête à attaquer la suite des enquêtes d'Helen Grace.

Alors oui, la Helen du début n'est plus. Depuis quelques romans déjà, le tempérament tempétueux de l'héroïne s'apaise et ses enquêtes deviennent trop prévisibles (le climax de cette série a été atteint avec A cache-cache pour moi). Et ce roman ne fait pas exception puisqu'on sait assez vite qui est derrière les enlèvements de jeunes filles. Il est "juste" question de traque et de recherches de preuves. L'occasion pour Helen de continuer de s'affirmer comme tête-brûlée auprès de collègues et supérieurs qui font de la résistance. Et de dépasser les limites qu'on lui impose: l'instinct avant tout! 

Pas de twist donc, ce qui est un brin décevant pour un thriller. Mais heureusement, le format page-turner fait que, malgré ça, une fois le livre ouvert on n'en sort plus! Car Arlidge arrive tout de même à créer de la tension et une certaine forme d'enjeu autour du destin de Naomi. Va-t-elle s'en sortir indemne?

Un polar qui fait le taff davantage sur la forme que sur le fond. 
Et une série à laquelle je continue de m'accrocher grâce à Helen qui reste une flic emblématique, dont j'attends désespérément le sursaut qui la ramènera du coté dark badass de la force!

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