"Pas de fumée sans feu" de M.J. Arlidge (Editions Les Escales): Helen renaît de ses cendres?
Un peu déçue des dernières aventures d'Helen Grace, personnage récurrent des polars d'Arlidge, cette toute dernière enquête me redonne un peu de baume au cœur, retrouvant davantage le côté tête brûlée de la flic. Sommes-nous au début d'une renaissance de la badasserie d'Helen?
Pitch (4ème de couv):
"Helen Grace n'a aucun doute. Quitter la police était la bonne décision à prendre. Jusqu'au jour où elle assiste à l'agression d'une jeune femme. N'écoutant que son courage, elle intervient, sans parvenir à sauver la victime, enlevée sous ses yeux.
Déterminée à retrouver la jeune femme, Helen se tourne vers ses anciens collègues. En vain. Seule, elle se lance alors dans l'enquête et, bien vite, remonte la piste d'autres femmes en danger…
Mais jouer les justicières est un jeu périlleux. Un jeu qui pourrait lui coûter la vie… ou celle des personnes qu'elle chérit le plus au monde."
Après sa démission, Helen Grace n'a plus ni carte professionnelle ni flingue. Cela ne l'empêche pas de continuer à enquêter. Enfin si, en réalité cela ne lui facilite pas la vie puisqu'elle est partie du commissariat avec perte et fracas. Ses anciens collègues ne digèrent pas cet abandon. Et certains comptent bien lui mettre des bâtons dans les roues…
Pourtant, il y a urgence: des dizaines de femmes sont en danger. Chevauchant sa moto, la Catwoman de Southampton City fait donc cavalier seul pour démanteler ce trafic d'êtres humains. Sans se douter que sa meilleure amie Charlie et sa meilleure ennemie Emilia sont également en chasse. Chacune mettant en jeu sa crédibilité, son honneur… et peut-être même sa vie?
M.J. Arlidge maîtrise toujours autant la forme de ses romans, donnant son maximum dans son style de prédilection: le page-turner. Même si les cliffhangers de fins de chapitres sont devenus quasi des caricatures (nombreuses sont les phrases clichées qui font lever les yeux au plafond), il n'empêche qu'on tourne les pages, qu'on les dévore même!
Et sur le fond, l'auteur semble avoir retrouvé un brin de peps, mettant son héroïne et ses acolytes dans des situations périlleuses qui permettent de maintenir le suspense de bout en bout.
Alors même si je n'ai pas retrouvé mon emballement du début de la série Grace, ce Pas de fumée sans feu me redonne l'espoir que la fougue d'Helen puisse renaître de braises qui vivotaient depuis quelques romans. J'espère ne pas me tromper!



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