"Le murmure des victimes" de David Coulon (Editions Fayard): jamais deux sans trois

Le Club de Lecture, c'est l'occasion de découvrir de nouveaux auteurs. Et si dans le champ du polar j'ai déjà exploré de nombreuses plumes à sueurs froides, celle de David Coulon m'était encore inconnue.
Bon, après cette lecture, suis pas certaine d'y revenir, à sa plume…

Pitch (4ème de couv):
"Une maison isolée.
Emma, huit ans, a trouvé refuge dans une chaleureuse famille d'accueil, loin de ses parents toxiques. Mais, la nuit, elle entend un monstre rôder derrière les murs, un murmure étouffé qui les adultes mettent sur le compte de son imagination.
Une nuit, un drame éclate non loin: un homme assassine sa compagne dans un accès de violence atroce. Poursuivi et acculé par les forces de l'ordre, il se réfugie dans la maison où vit la petite fille, à l'insu de ses occupants. Traqué, il s'y cache, devenant prisonnier invisible de la bâtisse.
Comment ne pas sombrer dans la folie alors qu'il croit peu à peu percevoir des râles et des griffures la nuit. Emma-a-t-elle raison? Une bête est-elle tapie dans l'ombre? Mais pourquoi seuls la petite fille et lui semblent-ils l'entendre?"


La couverture était intrigante, le collègue qui a présenté le bouquin était enthousiaste, je partais donc plutôt optimiste quant à la lecture de ce polar.

David Coulon décide d'explorer les frayeurs enfantines : une maison isolée un brin glauque, des masques de marionnettes, des monstres cachés sous le lit ou plutôt ici dans le grenier… Une déclinaison de la peur faite malheureusement avec de gros sabots ! 
Dès le premier chapitre, c’était couru d’avance : entre ce que dit la gamine et ce que rapportent les adultes autour d’elle, c’était plutôt facile de déterminer qui dit la vérité… Et de faire la distinction entre cauchemars et réalité!

Toute la mécanique du roman tourne autour du basculement des personnages qui passent du statut de victime à monstre (et vice-versa !) tels les 2 faces d’une même pièce. Il suffit de mettre un masque (social… ou théâtral) pour switcher de l’un à l’autre. Le féminicide en fil rouge pour tenter d’expliquer l’inexplicable des passages à l’actes des bourreaux.
L’horreur monte crescendo, poussant les curseurs très hauts quitte à rendre le tout un brin granguignolesque. L’intrigue, la construction de la narration tient par des bouts de ficelle de marionnettes : parce que les flics sont complices, parce que les psychologues sont à côté de la plaque, parce qu’on confie des gamins à des parents eux-mêmes traumatisés (mais que fait l'ASE?)… Pour ceux qui aiment le côté trash, la fin devrait vous apporter votre lot  d’hémoglobine et de souffrances.

Personnellement, il m’a manqué beaucoup de subtilité pour rendre crédible cette histoire et ne pas anticiper tout ce qui allait s’y passer (je rappelle que le lecteur de polar n’est pas bête à manger du foin !)

Décidément, c'est pour moi un enchainement de lectures (et écoute !) pas fofolles! J’espère retrouver un peu de plaisir dans les prochaines !
#jecroiselesdoigts

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