"Le glas de l'innocence" de Cyril Carrère (Editions Folio): du Japon et des meurtres

J'ai découvert l'univers de Cyril Carrère il y a peu avec La Colère d'Izanagi, polar que j'avais adoré. J'ai donc sauté sur l'occasion de la réédition en poche de son tout premier roman pour revenir au Japon, dans sa version sanglante!
Verdict: j'ai été ravie de retrouver Hayato Ishido même si cette enquête là ne m'a pas complètement convaincue.

Pitch (4ème de couv):
"Okinawa, 1993. Un garçon subit au quotidien la violence de son père. Sa seule bouée de sauvetage: l'amitié qui le lie à un enfant de sa classe. Mais l'horreur l'attend au tournant…
Tokyo, 2017. Une série de meurtres frappe le quartier cossu de Meguro et place le lieutenant Seita Nakayama dans une situation désespérée. Son excentrique mais talentueux collègue Hayato Ishida s'empare de l'enquête. Il comprendra que les masques de la société japonaise cachent parfois de douloureux secrets…"


Vous aimez le Japon? Vous aimez le polar? Alors vous aimerez Cyril Carrère. 
Auteur français vivant au Japon depuis huit ans, Cyril Carrère a pour objectif de livrer un Japon authentique à travers ses romans policiers. Et il commence à se faire une certaine place dans le milieu des auteurs qui comptent dans le genre.

Ce Glas de l'innocence est son premier roman. Et si on attaque la découverte de cet auteur par ce livre, cela peut être déroutant!
On plonge dans un pays inconnu (en tout cas pour moi), aux côtés d'une brigade dont on n'a pas le temps de faire la connaissance alors que des meurtres viennent tout juste de se produire. Pas de contexte. Directement dans l'action. Faut s'accrocher. D'autant plus qu'Hayato Ishida est un enquêteur un brin décalé et qu'il n'a pas le temps non plus d'expliquer ce qui lui passe par la tête.
Cela donne le sentiment d'une enquête au rythme à la fois effréné et saccadé avec l'écueil de situations ou dialogues qui sont parfois un brin clichés.
Mais le dépaysement fonctionne, l'initiation à la culture et mode de vie nippon aussi. 

Je le rappelle, ce roman est le tout premier de Cyril Carrère. Et, au vu de ma lecture antérieure de La Colère d'Izanagi , son style ne fait que s'améliorer puisque j'en étais ressortie complètement emballée. J'attends d'ailleurs avec impatience la sortie en poche du Crépuscule de la veuve blanche qui est sa suite. 
Donc aucune raison pour moi de laisser tomber cet auteur même si je ressors mitigée de cette lecture. 
PS: et puis il est adoubé par Olivier Norek, quelle meilleure garantie que ça! 

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