"Goodbye, Colombus" de Philip Roth (Editions Gallimard): vous reprendrez bien une petite nouvelle?

Souvent tendres et drôles, parfois carrément caustiques, ces portraits de juifs en Amérique sont comme autant de facettes sur la façon de vivre l'identité juive.

Pitch (4ème de couv):
"Les personnages de ces six nouvelles de ce recueil appartiennent au milieu juif américain. Sans être ni polémiste, ni sociologue, Philip Roth parvient à détruire indirectement par la lucidité et l'humour un certain nombre de mythes sur lesquels reposent la société américaine. Ses héros possèdent cette "distance" vis-à-vis de soi, née du doute et de la scrupuleuse recherche de la vérité. Trop humanistes pour condamner, ils comprennent avec le sourire les pitoyables faiblesses d'une civilisation."


Six nouvelles. Six manières pour les personnages de vivre ou subir leur judéité, de la plus progressiste à la plus traditionnaliste. La déclinaison d'"être juif" par Philip Roth alterne entre se conformer strictement à la Torah ou s'en servir comme prétexte ou excuse pour obtenir des avantages. Cette deuxième version, notamment présente dans la deuxième nouvelle Le Défenseur de la foi, ayant valu à l'auteur d'être largement critiqué par sa propre communauté. 
Oui, Philip Roth rit de tout, même des Juifs, et plus largement d'une société où le vivre ensemble avec ses différences était déjà une utopie au siècle dernier. 

Ce recueil est pour moi une première découverte de l'écriture de Philip Roth. Une plume tendre et pinçante à la fois, qui me laisse sur ma faim. Car à peine le temps de m'immerger dans une histoire (de m'attacher aux personnages) que l'on passe déjà à la suivante. La frustration du format "nouvelle".
Alors, si ma PAL le veut bien, peut-être que Philip Roth s'y invitera de nouveau, cette fois avec un de ses romans? Qui sait…

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