"L'amulette" de Michael McDowell (Editions Monsieur Toussaint Louverture): toujours aussi accro à cette magie noire dowellienne
Verdict: j'aime toujours autant l'univers de cet auteur! Suis-je ensorcelée?
Pitch (4ème de couv):
"Alabama, 1960. Alors que Dean Howell fait ses classes avant d'être envoyé au Vietnam, un accident le laisse dans un état végétatif. Sa femme Sarah voit alors sa vie morne devenir un enfer: après de longues journées à l'usine, elle doit s'occuper de son mari léthargique, tout en supportant son odieuse belle-mère, Jo, qui accuse la ville entière du sort de son fils. Lorsque celle-ci offre une étrange amulette à l'homme qu'elle tient pour responsable, se met en branle une implacable danse macabre. Et tandis que meurtres inexplicables et morts accidentelles s'enchainent, Sarah doit faire face à l'impossible réalité: cette amulette joue peut-être un rôle dans cette hécatombe et elle doit à tout prix mettre la main dessus."
Reconnaissable dès les premières pages, le style McDowell ensorcèle tels les artefacts et la magie noire contenus dans ses histoires.
Et ce pouvoir d'attraction fonctionne encore avec L'amulette, qui est son tout premier roman.
On prend les mêmes thèmes et on (enfin Michael) recommence! Avec toujours beaucoup de malice et d'extra-ordinaire: des liens familiaux tendus au point d'avoir envie d'étriper l'autre (souvent les belles-mères d'ailleurs…) , des évènements étranges irrationnels qui viennent faire irruption dans un quotidien laborieux, la mort qui prend des airs de créatures étranges ou d'objets maléfiques.
Si vous ne voulez pas vous faire spoilez, évitez de zieuter les illustrations de la quatrième de couverture (encore quel incroyable travail de l'éditeur!!!) dont les vignettes donnent de sérieux indices sur la façon dont les protagonistes vont mourir. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que McDowell ne manque pas d'imagination!!! Au point que la cruauté arrive à fait rire, tellement les meurtres et leur enchainement sont rocambolesques.
Conquise encore une fois par cette plume si singulière qui, je le rappelle, presque 10 ans après ce roman, donnera naissance au plus célèbre et timbré de ses personnages: Beetlejuice.
Un roman à passer de main en main pour initier à l'univers Dowellien, à l'instar de cette amulette… en espérant que la magie noire ne transperce pas ses pages! (sinon prêtez-le à vos ennemis)



Commentaires
Enregistrer un commentaire